La compagnie des solitudes

La compagnie des solitudes est née à la croisée des chemins de Geoffrey Perrin et Sophie-Agathe Amazias. L’un joue, l’autre écrit. Deux expériences intérieures. Deux manières de se soustraire à soi. Deux formes d’exposition. Communisées. Notre processus de création se singularise par l’exploration d’une présence humaine labile. Ce que nous nommons : théâtre de la crise de la présence. Cette perspective est soutenue par le choix de textes aux figures incandescentes. Notre recherche porte essentiellement sur la présence poétique de l’acteur et sur son rôle privilégié d’intercesseur.

La nuit spirituelle de Lydie Dattas par la Compagnie des Solitudes

L’image contient peut-être : 1 personne, sourit

En résidence à la Déviation du 22 Avril au 4 Mai pour travailler sur LA NUIT SPIRITUELLE de Lydie Dattas. Mise en scène de Geoffrey Perrin.

« Car la Beauté m’a condamnée sans appel : Chartres, Amiens n’ont pas été bâties pour moi, l’ange du portail de Reims ne sourit pas pour moi : je peux les regarder et dire combien je les admire, mon admiration même est un non-sens et une profanation, et je pourrais passer ma vie entière au pied de Notre-Dame de Chartres sans m’en approcher davantage, sans qu’elle dresse devant moi autre chose que la masse vertigineuse de mon impuissance… »

L’image contient peut-être : intérieur

La Compagnie des Solitudes est en résidence à Salses-Le-Château pour La nuit sprituelle de Lydie Dattas, mise en scène de Geoffrey Perrin avec Sophie Agathe Amazias
Création 2020

Lettre d’Ernst Jünger à Lydie Dattas du 27.6.94 :

A Lydie Dattas

J’ai lu votre nuit spirituelle et j’ai après cela bien rêvé. Quand je dis »bien », je ne veux pas parler des rêves agréables, mais de ceux qui jettent la sonde à une réelle profondeur.

Votre poème en prose prolonge au sein de la modernité une voie qu’avaient commencé à construire avant vous Novalis et Maurice de Guérin. Eux aussi avaient à souffrir de leur époque. En ce temps-là, il n’y avait pas encore de conquête de la Lune.

Peut-être la source particulière de votre tristesse est-elle l’apanage des femmes : elle doit au sexe un surcroît de profondeur. Je pensais en vous lisant à L’année spirituelle d’Annette von Droste, et en particulier au poème « Jeudi Saint ».

Merci pour la stimulation.

Ernst Jünger

L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, debout et plein air